Photos
: Stéphane Dumais
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Pendant
que le photographe mitraille son visage parfois grave, parfois rieur,
Marina Orsini, en ce matin du mois d'août, renvoie l'image
de la fille superbe qui crève le petit écran cette
année, à travers de nombreuses productions télévisées.
La voix, les gestes, le sourire sont les mêmes que ceux qui
l'ont rendue si attachante et qui, ajoutés à son indéniable
talent, lui ont valu la reconnmée et l'amour du public. Et
pourtant, il y a quelque chose de différent chez elle. Un
je ne sais quoi de plus affirmé, de plus libéré
peut-être. Dès le premier coup d'oeil échangé
entre nous, au mlieu des cliquetis de l'appareil photo, j'ai tout
de suite su que la jeune Marina des Filles de Caleb était
devenue une femme : toujours aussi belle et même davantage,
car habitée d'une maturité qui transcende ses atouts
physiques. À sa réputation de douceur, d'humilité
et de gentillesse exceptionnelles, s'ajoute maintenant l'assurance
évidente de celle qui, à l'écoute d'elle-même,
certaine de ses choix, ne craint plus de déplaire en se départissant
de son rôle de petite fille modèle, sage et obéissante.
Marina
se love au creux du canapé, dans ce studio où les
confidences nous réuniront. Très sollicitée
en raison de son omniprésence au petit écran durant
les prochaines saisons, la comédienne n'en finit plus de
courir d'une entrevue à l'autre. La femme aspire, en ce magnifique
vendredi, aux prochaines heures de liberté qu'elle passera
en compagnie de son amoureux Serge Postigo et de leur nièce,
bébé Maria, dans leur maison des Cantons-de-l'Est.
Son visage s'illumine lorsque, parlant enfants, elle évoque
également le nom de leur filleule Jessica, ce qui ne laisse
aucun doute sur la tendresse que les tout-petits font naître
en elle. Puis, revenant à la perception que je lui ai confié
avoir d'elle-même, elle enchaîne : « Je pense
être toujours la même Marina que du temps du premier
Lance et compte il y a presque 15 ans maintenant. Mais plus
je vieillis, plus j'assume pleinement qui je suis. Auparavant, je
ne voulais pas faire de colères, ni causer de la peine à
mes proches, ni heurter la sensibilité de quiconque. Je ne
voulais pas déplaire. La majorité des gens, je crois,
traversent ce genre de période. Aujourd'hui, bien sûr,
je veux toujours qu'on m'aime, mais pas au détriment de moi-même.
Il faut imposer ses limites si on veut se faire respecter, même
au risque de passer pour une enquiquineuse. À 34 ans, je
m'accepte davantage comme je suis. Je sais que mes faiblesse peuvent
constituer aussi une force. Il faut seulement que j'apprenne à
bien m'en servir. Si mon impulsivité, par exemple, est source
d'impatience, elle est aussi source d'énergie. J'ai cheminé,
comme vous dites. Et pourquoi? Parce que j'ai terriblement envie
d'être heureuse, que je choisis de l'être chaque matin
et que je veux l'être tous les jours. C'est pouquoi j'essaie
de porter attention aux gens que j'aime et que j'estime. »
[...]
Marina
Orsini, qui parle trois langues, a tournée des centaines
d'heures de film au Canada, en Europe et aux États-Unis.
Honorée à maintes reprises pour ses performances,
elle a participé à des productions qui ont souvent
été d'énormes succès. Suzie Lambert
dans Lance et compte, Émilie dans Les Filles de
Caleb et Blanche, Sophie dans L'Or et le Papier,
Dre Michèle Imbeault dans Urgence I et II,
Shehaweh dans la série du même nom, soeur Marie dans
Miséricorde, sans oublier l'inoubliable Dre Lucille
Teasdale dont elle a fait revivre la passion et le dévouement,
voilà autant de figures féminines à qui la
comédienne a prêté sa fougue et son talent.
Chacune de ces héroïnes fait-elle remarquer, était
dotée d'un caractère bien trempé, ce qui a
contribué à nourrir sa propre personnalité.
Mais ce qu'elle aime par-dessus tout dans ce métier, c'est
qu'il lui permet de concrétiser une partie de ses rêves
d'enfant où, selon les jours et ses humeurs, elle se voyait
avocate, traductrice, vétérinaire ou missionnaire
en Afrique!
[...]
Heureusement
que Marina partage ses jours, ainsi qu'une vivifiante complicité
professionnelle avec un homme dont le rythme s'accorde au sien!
Elle qui privilégie l'équilibre dans as vie, elle
donne à l'amour tout le temps et toute la place qu'il lui
faut pour fleurir et s'épanouir. La comédienne avoue
qu'elle n'aimerait pas avoir seulement une carrière dorée.
« L'amour, pour moi, c'est préciux et fragile. C'est
quelque chose d'unique, d'exclusif, de priviligié et de grand.
Je ne pense pas que je pourrais être heureuse sans une vie
de couple. Et vice-versa, une vie de couple ne suffirait pas à
mon bonheur. J'ai besoin des deux. Je vous l'ai dit, je suis terriblement
gourmande! »
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